2e Forum de Paris sur la Paix : aujourd’hui la grand’messe

Les assises s’ouvrent ce matin à la Grande Halle de la Villette. Le président de la République, Paul Biya y prend part.

Paris à la veille de son deuxième forum sur la Paix.

Hier, 11 novembre était jour férié en France. Le pays commémorait, le 101e anniversaire de l'Armistice. Elle marque une journée de souvenir en hommage aux anciens combattants morts au cours du conflit qui a fait 9,7 millions de morts, dont 1,4 million de Français. Dans la matinée, le président français s’est rendu au pied de la statue de Georges Clemenceau avant de remonter les Champs-Elysées, direction la place de l'Etoile, pour une cérémonie sur la tombe du Soldat inconnu sous l'Arc de triomphe. Emmanuel Macron a déposé une gerbe de fleurs et observé une minute de silence devant la statue de Georges Clémenceau, près du Grand Palais, à Paris.

Ces commémorations se déroulent à la veille de la deuxième édition du Forum de Paris sur la Paix. A la Grande Halle de la Villette où se dérouleront les travaux, l’heure était aux derniers réglages. La place et son périmètre immédiat sont quadrillés par la police et la gendarmerie françaises. Il faut montrer pattes blanches pour y accéder. Les journalistes dont les accréditations ont été validées défilent pour retirer leurs badges.

La cérémonie d’ouverture officielle débutera ce matin peu avant 10h. Une trentaine de chefs d’Etat et de gouvernement est annoncée. Outre le président de la République française, d’autres dirigeants comme Ursula von der Leyen, la présidente élue de la Commission européenne, Wang Qishan, le vice-président de la République populaire de Chine ou Félix Tshisekedi, le président de la République démocratique du Congo prendront la parole.

Le président de la République, Paul Biya qui conduit lui-même la délégation camerounaise à la deuxième édition de ce Forum y prend une part active. Dans le programme officiel de l’évènement, le chef de l’Etat camerounais fait partie d’un panel qui doit jeter les bases d’une réflexion sur le thème : « Reconnaître le Sud : pour une gouvernance mondiale plus équilibrée ». Comment construire une architecture plus inclusive et renforcer le dialogue et la coopération Nord-Sud, telle est la trame de fond de cette discussion qui aura pour modérateur Mo Ibrahim, fondateur de la fondation éponyme. Paul Biya partagera son expérience de la gestion des différentes crises auxquelles son pays fait face. Qu’il s’agisse des attaques de Boko Haram ou de la crise centrafricaine, le Cameroun a joué un grand rôle dans l’accalmie observée ces derniers temps dans ces deux fronts. Même si la secte terroriste garde quelques capacités de nuisance, elle a été repoussée dans ses derniers retranchements et opère actuellement par des attaques sporadiques. A la frontière Est, Yaoundé n’a pas accepté que son territoire serve de base arrière aux rebelles qui veulent déstabiliser le régime de Bangui. Plutôt, le Cameroun a offert son hospitalité légendaire aux milliers de réfugiés centrafricains dont certains ont commencé à regagner la mère patrie. Dans l’optique de normaliser la situation dans les régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une poussée sécessionniste, le président de la République a organisé du 30 septembre au 4 octobre dernier, un Grand dialogue national. Les recommandations formulées par les Camerounais venant de l’intérieur et de l’extérieur ont été transmises au chef de l’Etat pour leur mise en oeuvre progressive en fonction de leur faisabilité et des capacités du pays. En somme, le Cameroun, véritable Afrique en miniature, a une somme d’expériences à partager, surtout sur les questions de paix et de sécurité.

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