C’est pour notre bien

Face à la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19) qui a déjà contaminé plus de 170 000 personnes dans 146 pays et entraîné 6 500 décès depuis décembre 2019, le Cameroun vient de renforcer son dispositif de riposte afin d’enrayer ce terrible fléau. Même si, à ce jour, seulement dix cas de personnes affectées par ce virus ont été officiellement enregistrés dans le pays, le gouvernement, garant de la santé de tous et de chacun, ne pouvait pas attendre que la cote d’alerte soit atteinte pour prendre le taureau par les cornes. Car on sait, en matière de lutte contre les maladies, que prévenir vaut mieux que guérir. D’où la batterie de mesures fortes contenues dans la Déclaration spéciale faite hier à Yaoundé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, sur très hautes instructions du président de la République Paul Biya. Par conséquent, à compter de ce jour, 18 mars 2020, nous devons, individuellement et collectivement, réajuster nos habitudes et observer rigoureusement les prescriptions présidentielles.                                                                                                                                    On s’en doute, toutes les directives sont certes difficiles parce qu’elles impactent directement nos comportements. Mais, nous devons prendre conscience que le danger rôde et que, pour cette raison, nous devons nous montrer disciplinés. Si c’est le cas, le gouvernement n’aura pas besoin de mobiliser tout le temps les forces de maintien de l’ordre afin d’obliger les tenanciers des bars à mettre la clé sous le paillasson dès 18 h, jusqu’à nouvel ordre. La santé n’a pas de prix. Si le président de la République a jugé nécessaire de monter d’un cran pour barrer la route au Covid-19 qui ignore les frontières entre Etats et affecte aveuglément, sans distinction des âges des personnes et des classes sociales, c’est parce que les Camerounais sont la principale richesse du Cameroun. La population camerounaise est le plus précieux capital qu’il faut absolument préserver. L’ambition du chef de l’Etat de limiter rapidement les risques de propagation de la pandémie est d’autant plus salutaire que si, par négligence, ce virus venait  à décimer une bonne partie de la population, le Cameroun serait autant  privé de ses forces vives et des bras qui mènent au quotidien le dur combat contre la pauvreté et le sous-développement. De ce point de vue, le respect des mesures prescrites est une urgence vitale.

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