Une impulsion salvatrice

Toujours à la manœuvre, le chef de l’Etat, Paul Biya, est en première ligne du combat contre la propagation du coronavirus (Covid-19) au Cameroun. En effet, dès l’apparition dans notre pays des premiers cas de ce qui est devenu une pandémie mondiale, le président de la République est monté au créneau, invitant sur ses comptes Twitter et Facebook, le 17 mars 2020, ses compatriotes à prendre conscience de la gravité de la crise sanitaire à laquelle la planète est confrontée. A la même occasion, il a demandé de respecter scrupuleusement les prescriptions du gouvernement et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les directives présidentielles annoncées le 17 mars dernier, articulés autour de 13 mesures fortes pour enrayer l’expansion du Covid-19, viennent d’ailleurs d’être reconduites pour une période de 15 jours renouvelables.                                                                                                                                          

 Dans le même temps, le gouvernement a mobilisé des moyens humains, logistiques et financiers pour contrer l’avancée de la pandémie. C’est ainsi qu’il prend en charge dans les formations hospitalières les dépenses liées au traitement des personnes malades puis, celles des compatriotes placés en quarantaine dans les hôtels réquisitionnés pour les besoins de la cause. Malgré ces efforts remarquables, le nombre de personnes infectées croît sans cesse dans les trois principaux foyers de la maladie que sont Yaoundé, Douala et Bafoussam, du fait du respect à géométrie variable de certaines mesures prescrites et surtout, à cause de l’inconscience et de l’insouciance de nombreux concitoyens qui, par leurs agissements irresponsables, mettent en danger leurs vies et celles des autres.                                                                                                              

Comme il fallait s’y attendre, l’impact négatif des mesures de riposte n’a pas tardé à se faire ressentir sur l’économie réelle et même les finances publiques. Alors qu’on observe une contraction des activités induisant une baisse du chiffre d’affaires dans divers secteurs, le Trésor public, déjà soumis aux contraintes qu’imposent les missions régaliennes de l’Etat dont la sécurisation des régions du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l’Extrême-Nord, doit par ailleurs se préparer à faire face à la baisse des recettes fiscalo-douanières. A ce sujet, le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, relevait il y a quelques jours que le budget de l’Etat pour l’année 2020 a été élaboré sur l’hypothèse d’un cours du baril de pétrole camerounais à 54,4 dollars. Mais, aujourd’hui, le retournement de la conjoncture n’incite guère à l’optimisme à très court terme, car à la baisse de la demande des pays développés et émergents s’ajoute la chute drastique des cours de pétrole brut, celui du Brent ayant dégringolé de 59 dollars à 25 dollars entre la mi-février et la fin mars 2020. Le Cameroun pourrait ainsi enregistrer une baisse de son PIB de plusieurs points cette année si les indicateurs qui se dégradent perdurent. Il apparaît donc évident que l’Etat, qui est déjà engagé sur plusieurs fronts, ne pourrait tout financer seul.                                      Dans ces conditions, la décision prise par le président Paul Biya de créer un Fonds spécial de solidarité nationale pour la lutte contre le Covid-19, doté d’une enveloppe initiale d’un milliard de F pour le financement des opérations relevant de la stratégie de riposte contre la propagation de la pandémie au Cameroun, est pour le moins salutaire. Cet autre beau geste du chef de l’Etat donne, à n’en point douter,  une impulsion nouvelle et salvatrice au combat engagé contre la pandémie. Car le Fonds dédié va désormais recevoir et coordonner les contributions des entreprises et des personnes de bonne volonté qui se manifestent d’ailleurs déjà. Ce faisant, il y aura une traçabilité des dépenses, ce qui va davantage crédibiliser l’initiative présidentielle en cette période difficile où aucune aide n’est de trop. 
En un mot comme en mille, Paul Biya est aux commandes. Il veille, oriente et impulse. 
 

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