Sécurité alimentaire : les assurances du gouvernement

Le ministre en charge de l’Agriculture a présenté vendredi dernier les résultats de la situation actuelle du pays et aussi au cours des quatre prochains mois.

Sécurité alimentaire : les assurances du gouvernement

Vendredi dernier, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) a présenté les résultats de l’analyse du cadre harmonisé d’identification des zones à risque et des populations en insécurité alimentaire et nutritionnelle au Cameroun en ce moment (mars-mai 2020) et au cours de la période projetée (juin-août). C’est un exercice qui devient coutumier, sauf que cette fois, il se déroulait dans un contexte de crise sanitaire qui pourrait entraîner une crise alimentaire. La question au bout des lèvres de tous était donc: allons-nous continuer à manger à notre faim au regard du contexte? Si l’on s’en tient aux mesures qui seront mises en œuvre par le Minader et les différents partenaires techniques au développement, on pourrait répondre par l’affirmative. 
Etant donné que: « les pays qui ont l’habitude de nous approvisionner en compléments de céréales ont fermé leurs frontières (Vietnam, Philippines, Thaïlande et des pays d’Amérique latine). D’autre part, la réduction de la mobilité inter-urbaine pourrait amenuiser les réserves alimentaires en zone urbaine et périurbaine », le Cameroun a décidé de se prémunir. Le ministère et ses partenaires techniques et financiers ont engagé des actions pour la distribution  des semences de qualité à court cycle dans toutes les régions du pays ; la mise à disposition des engrais, pesticides et insecticides dans les bassins de production des spéculations prioritaires ; la vulgarisation de la petite mécanisation. Mais aussi le désenclavement de certains bassins de production en collaboration avec les collectivités territoriales décentralisées et la sensibilisation des communautés pour la constitution des greniers communautaires afin de disposer des réserves avant la montée de la spéculation. Tout ce dispositif permettra à coup sûr de maintenir la situation alimentaire du Cameroun à un nouveau acceptable comme c’est déjà le cas en ce moment. C’est en tout cas ce qu’ont révélé les résultats de l’analyse du cadre harmonisé. 
On retient donc que « sur les 58 départements analysés, qu’au cours de la période de mars à mai 2020, la situation alimentaire et nutritionnelle des populations est bonne dans 17 départements dits en phase minimale et relativement acceptable dans 30 départements dits sous pression. Par contre, on observe une dégradation dans 11 départements qui sont en phase de crise dans les régions du nord-ouest et d sud-ouest », a indiqué Jeanine Atanga Nkodo, coordonnateur du programme national de veille et de renforcement de la sécurité alimentaire, en précisant qu’aucun département ne se trouve en phase d’urgence ou de famine. Au cours de la période projetée, on précise, si le Covid-19 ne passe pas par-là, que la situation alimentaire va s’améliorer et restera bonne dans 30 départements. 24 départements seront sous pression et 4 en crise. On estimera alors à 2.150 000, soit 8% de la population, en situation de crise ou pire, pendant cette période.   
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category